Un centre dentaire low cost en remplace un autre

dentexia et dentego

Une clinique discount remplace à Chalon Sur Saône un centre dentaire low-cost Dentexia

Début janvier 2017, un nouveau centre dentaire ouvre à Chalon Sur Saône, en lieu et place d’un ancien centre lowcost Dentexia.

Le Conseil de l’ordre des chirurgiens dentistes s’était opposé à cette reprise, arguant que les dysfonctionnements propres aux centres dentaires low-cost risquaient de se reproduire et appelait à une refonte de ce système.

Qu’est ce que le modèle low-cost ?

C’est celui de l’optimisation et des coûts bas, qui permettent de réduire le montant des soins dentaires et rendre les soins dentaires accessibles au plus grand nombre. Ce modèle est apparu dans les années 2010 en France et soulève des questions légitimes.

Le drame Dentexia

Comme le précédent, le nouveau centre a été fondé selon France3 sur le principe des centres dentaires low costs (dont nous avons régulièrement parlé dans nos billets depuis 2012), mais affirme sa différence.

Auparavant et au même endroit, le centre dentaire Dentexia a été mis en liquidation judiciaire (problème d’hygiène, malfaçon, surfacturation…) en laissant sur le carreau de nombreux patients, dont les plaintes se sont accumulées. Les médias se sont emparés de l’affaire et mis en lumière de graves dysfonctionnements qui ont mené Dentexia à sa liquidation.

Les « cliniques » Dentexia ont donc disparues du paysage sanitaire, mais demeurent sous le coup de nombreuses plaintes de patients (voir le scandale Dentexia). L’enquête de l’IGAS (Inspection générale des affaires sanitaires) est en cours au moment où nous écrivons ces lignes.

Low cost ou pas ?

Le nouveau centre appartient à un groupe déjà propriétaire de plusieurs autres centres dentaires en France, qui peuvent être qualifiés de low-cost en raison de leur modèle économique. L’appellation low cost est catégoriquement réfutée par le groupe. Ils se défendent notamment de sélectionner les patients ou les soins et entendent affirmer leur différence par rapport à Dentexia.

S’il est vrai qu’à la différence de ce dernier, le dit groupe n’a pas été mis en cause pour dysfonctionnement, force est de constater que l’on dispose de peu de recul pour évaluer la perènité des centres dentaires apparues récemment grâce à la loi Bachelot de 2009 et constitués sous format associatif.

Centres dentaires low cost en augmentation

Les centres low cost se sont multipliés ces dernières années, mais beaucoup ont également fermé.

S’ils répondent à un réel besoin non satisfait de soins dentaires moins chers (le renoncement aux soins toucherait jusqu’au tiers de la population), la question porte encore et toujours sur la qualité inhérente et les concessions réalisées pour maintenir des tarifs bas. Les tarifs des implants dentaires y sont avantageux et presque aussi bas que les prix des soins dentaires en Hongrie (inférieurs de 30 à 50% en moyenne à la moyenne libérale).

Pour éviter de devoir renoncer à des soins dentaires trop chers, l’offre est séduisante, d’autant plus que la proximité est un argument mis en avant par les syndicats dentaires eux mêmes qui ont permis bien contre leur intention l’émergence et le développement de ces cliniques dentaires sous statut associatif.

Modèle axé sur les implants et les prothèses

Les implants dentaires et les prothèses dentaires constituent la véritable manne des centres dentaires, qui doivent pour être rentables en réaliser suffisamment. Sans porter en apparence atteinte aux autres soins, une pression est inévitable pour réaliser un maximum de soins ‘rémunérateurs’, sans quoi le modèle se semble tout simplement pas rentable. C’est en tous cas ce qui a finit par avoir raison des centres dentaires Dentexia, embourbés dans la recherche de rentabilité avec toutes les dérives que cela comporte.

A l’heure actuelle, le modèle français ne semble pas permettre sur le long terme le fonctionnement serein des centres low-cost, car le plafonnement des tarifs pour les soins de base oblige les cliniques low-cost à rechercher leur rentabilité ailleurs, ou se spécialiser dans la pose d’implants dentaires par exemple.

La Hongrie, un pays « low-cost » ?

Eurodentaire, spécialisés dans les soins dentaires en Hongrie, propose des traitements d’excellence à un coût accessible.

Si le crédo d’Eurodentaire est de rendre les soins dentaires accessibles au plus grand nombre, le modèle s’écarte fondamentalement du low-cost, comme il existe en France. Pourtant la confusion demeure.

En Hongrie, les tarifs ne nécessitent aucune concession sur la qualité, c’est simplement le coût de la vie qui est largement inférieur et rend en conséquence les prix plus bas (salaires, loyers, fiscalité…). En ce sens, il est faux de parler de modèle low-cost lorsqu’il s’agit de soins dentaires en Hongrie. Les soins pratiqués dans des cliniques dentaires haut de gamme sont réalisés par des chirurgiens dentistes spécialisés et expérimentés sous la supervision d’un Directeur médical, dans les conditions les plus strictes et sans devoir faire des compromis dans la recherche de la rentabilité.

Des milliers de patients se rendent depuis des décennies en Hongrie, sans qu’il y ait à redire sur la qualité ou la durabilité des traitements, ce qui fait de la Hongrie la première destination des Français pour leurs soins dentaires.