Cinq peurs liées aux implants dentaires

peur des implants dentaires

Certains patients tremblent à l’idée de cette intervention dentaire : cette peur est-elle justifiée ?

« Je suis terrorisée… Je suis paralysée par la panique… L’idée même me remplit de terreur… » – contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces réactions ne proviennent pas de victimes d’attaques de requins ou de témoignages en temps de guerre, mais de forums internet, qui ont un point commun : ils sont tous consacrés aux implants dentaires et évoquent à l’évidence une nouvelle source d’anxiété de l’homme moderne : la pose des implants dentaires.

La peur des implants dentaires est-elle justifiée ?

Nombreux sont les patients qui, à l’idée de cette procédure chirurgicale pourtant bien connue, ont tendance à faire preuve d’une réelle angoisse et marquent ainsi leur sensibilité face aux interventions bucco-dentaires en général.

Certes, insérer un corps étranger dans sa mâchoire n’est pas l’idée même d’un parfait après-midi, mais l’ampleur des réactions négatives est-elle pour autant justifiée ?

Quelles sont les idées les plus répandues sur la pose d’implants dentaires ? Est-ce la peur de la douleur ou le coût de l’implant qui nous fait tressaillir ?Ou peut être les inquiétudes concernant les taux de réussite ?

Nous nous penchons ici sur les sources d’appréhension que l’on peut rencontrer face à un implant dentaire au travers des 5 peurs les plus répandues sur la pose d’implants dentaires.

1. La douleur (et l’anesthésie)

L’idée qu’un dentiste insère dans la mâchoire une racine synthétique peut donner instantanément envie d’aller voir ailleurs. Cependant, grâce à une anesthésie adéquate, l’opération est de manière générale courte et sans douleur.

Les dentistes et les équipes médicales ont pour mission d’assurer un service efficace et serein : grâce aux injections d’anesthésie, la partie de la bouche que le dentiste travaille est complètement insensibilisée et le patient ne ressent aucune douleur durant l’intervention.

La procédure est par exemple moins douloureuse qu’une extraction dentaire ou qu’un traitement radiculaire. Si certains patients seront évidemment mal à l’aise à l’idée de forer dans leur mâchoire, ceci est rarement accompagné d’une douleur physique véritable.
Dans les cas extrêmes (phobie du dentiste), une anesthésie générale peut même parfois être proposée.

2. Le coût élevé de l’implant : la qualité a un prix

Contrairement au facteur « douleur » souvent exagéré, l’angoisse d’origine financière est certainement davantage justifiée. Il s’agit d’une opération coûteuse et rarement couverte par l’assurance-maladie.
Regardons à présent des faits : le patient n’achète pas un simple produit, mais une série de soins dentaires et médicaux complexes, dont l’objectif est d’implanter un dispositif médical dans du tissu vivant. Bien positionné, un implant dentaire peut durer toute une vie et améliorer considérablement la qualité de vie de son propriétaire. La valeur ajoutée de la pose d’un implant dentaire est donc indéniable et son prix peut être mis en perspective.

Cependant, si la procédure est mise en œuvre dans un environnement médical bas de gamme où la quantité des interventions l’emporte sur la qualité, que le prix est exagérément bas, ou encore si l’équipe manque d’expérience, des complications et des charges additionnelles peuvent intervenir. D’où l’importance du choix du spécialiste et du prix juste.

3. Taux de réussite de l’implantation

Quel est le niveau de risque lié à une opération d’implant ? Quelles sont les chances pour que la procédure soit un succès?
Rassurons-nous tout de suite, le taux de réussite d’une telle opération est particulièrement élevé. De nombreux facteurs viennent influencer ce chiffre, mais les procédures d’implants dentaires ont un taux de réussite situés entre 95 et 98% pour les techniques habituelles.
Il s’agit d’une intervention standard et bien documentée depuis les années 1950 qui bénéficie d’avancées techniques et technologiques constantes.

Si le risque 0 n’existe pas en médecine dentaire, les implants dentaires restent une solution fiable et très pertinente sur le long terme.

4. Serai-je temporairement sans dents?

Contrairement à une croyance répandue, les patients qui reçoivent des implants dentaires ne seront pas dépourvus de dents de remplacement. Une ou des dents provisoires peuvent être installées (à la demande du patient ou du dentiste), dans un objectif esthétique et fonctionnel pendant la période de cicatrisation et d’intégration de l’implant. Une sensibilité sur zone peut empêcher néanmoins de porter immédiatement la prothèse provisoire de type amovible qui peut être inconfortable. Une prothèse temporaire fixe peut éviter ce désagrément, mais peut s’avérer plus fragile. Enfin, un procédé temporaire amovible peut nécessiter des retouches ultérieures (on parle alors de rebasage). Bref, soyez patient, ce n’est que du provisoire.

5. Un implant dentaire est-il possible dans mon cas?

Un tel doute n’est pas, loin s’en faut, marginal parmi les patients, qui craignent être l’exception à la règle : des implants dentaires se disent-ils, pourquoi pas, mais encore faut-il satisfaire aux critères de santé liés à l’intervention. Une telle considération, si elle est légitime, est souvent non fondée : la pose d’implant dentaire est une procédure universelle et quiconque est en assez bonne santé pour une intervention de chirurgie orale devrait être en mesure de recevoir des implants dentaires.

Des gencives saines et un volume suffisant d’os de la mâchoire sont nécessaires. Si l’os manque, un comblement osseux suffit à résoudre la situation. Pour les patients ayant des problèmes de santé sérieux où une densité osseuse très insuffisante, une étude de faisabilité peut être nécessaire.

Dans 95% des cas, la pose de l’implant est possible : de quoi être rassuré!