Soins dentaires Hongrie : qualité et sécurité

qualité et sécurité

Comment évaluer la qualité et la sécurité des soins dentaires en Hongrie ?

Notre série d’article sur les soins dentaires en Hongrie nous amène aujourd’hui à reparler qualité et sécurité.

En effet, le principal « argument » des détracteurs des soins en Hongrie porte sur la qualité des soins et le respect des temps de cicatrisation, ou encore le respect des conditions d’hygiène et de sécurité, qui seraient la cause de supposées complications.

La réalité est toute autre.

Qualité soins dentaire hongrie

De l’aveu même de ceux qui connaissent le dossier « aucun élément ne permet d’affirmer la présence d’une qualité critiquable ». Cette déclaration est celle du Vice Directeur du CNSE, M. Frédérique Boitard, rapportés par Santé magazine. Rappelons que le CNSE est l’organisme de la sécurité sociale qui est en charge de l’étude et du remboursement des soins dentaires réalisés à l’étranger et que chaque année, le CNSE étudie et contrôle plusieurs dizaine de milliers de dossiers sans trouver y redire.

Alors pourquoi dé-crédibiliser les dentistes en Hongrie en agitant le spectre de l’hygiène ou des complications? Bien que non fondé, l’argument de la qualité soins dentaires hongrie reste une arme très efficace pour entretenir le doute dans l’esprit du candidat aux soins.

Aucune étude ne fait état de problèmes spécifiques à l’étranger ou en Hongrie, qui soigne des dizaines de milliers de patients de toute l’Europe depuis 25 ans : une telle longévité paraît difficilement compatible avec un bas niveau d’hygiène ou de sécurité.

Qualité des soins dentaires en France

Si les soins dentaires effectués hors de France sont systématiquement contrôlés par les autorités, les soins effectués en France au contraire, ne font l’objet d’aucun contrôle systématique.

Notons aussi que les plaintes pleuvent en France sur les centres dentaires low cost après à peine quelques années et montrent que les manquements à l’hygiène ou les problèmes de qualité sont malheureusement une réalité… en France. Pour le dire autrement, nul n’a l’apanage de la propreté ou de la qualité, et il est impossible de généraliser.

Alors comment évaluer la qualité, la sécurité et l’hygiène? S’il n’est pas possible de dresser un état des lieux exhaustif et objectif de la situation sanitaire ou de la qualité des traitements (et des compétences des praticiens), 5 critères peuvent être mis en avant : le niveau universitaire du dentiste, la formation continue, l’expérience, les certifications, le rapport qualité-prix.

Le niveau universitaire du dentiste

Les procédures de traitement en dentisterie sont comparables entre les Etats membres : en France on compte désormais 34.7 % de diplômés à l’étranger parmi les nouveaux inscrits à l’Ordre National des Chirurgiens Dentistes, preuve s’il en était besoin que l’enseignement à l’étranger est similaire et adapté à une pratique internationale.

L’attractivité des universités hongroises est forte : on dénombre 4 universités dentaires en Hongrie qui proposent des cursus également en anglais et en allemand, et accueillent chaque année près de 40 % d’étudiants d’origine étrangère (60 % si l’on considère l’obtention du diplôme, pour un total 2 fois plus important qu’en 2006) avec un taux de satisfaction très élevé (respectivement 84 et 91 %).

La formation continue obligatoire

La formation continue est obligatoire tout au long de la carrière en France comme en Hongrie. Pour un chirurgien-dentiste français, cette formation continue représente 1.5 jours par an, soit 36 heures en moyenne. Pour un chirurgien-dentiste hongrois, cela représente 250 heures réparties sur 5 ans, soit 50 heures en moyenne.

De ce point de vue, la formation continue obligatoire est effective dans les deux pays et plus intensive encore en Hongrie.

L’expérience des dentistes

Une pratique plus régulière dans une domaine peut générer une expérience plus élevée, notamment pour une typologie de soins particulière. Le fait que chaque année en France, entre 50 000 patients étrangers se rendent pour des soins en Hongrie, augmente de facto « l’expérience » des chirurgiens dentistes qui les traite. Bien que ce ne soit pas un critère exclusif de compétence, l’expérience peut-être pris en considération. Ainsi un jeune dentiste diplômé ne disposera pas de la même expérience qu’un chirurgien maxillo-facial expérimenté. Il est dès lors pertinent de se renseigner sur le chirurgien dentiste qui réalise le traitement.

Les certifications

Les certifications JCI ou ISO peuvent attester des procédures qualité d’un établissement et constituent un critère objectif. Les cliniques haut de gamme sont souvent certifiées ISO : 9001, ce qui atteste de l’attention portée à la qualité et à la sécurité tant dans les procédures de traitement qu’auprès des patients.

Une certification démontre un engagement dans une démarche qualité de la part de clinique dentaire.

Le rapport qualité-prix

On considère donc habituellement que la qualité des soins dentaires est équivalente en France et en Hongrie, mais que les prix sont inférieurs de 30 à 60 % en Hongrie (moyennes nationales constatées).

L’important est de vérifier que le prix n’impacte pas la qualité du traitement et il convient d’être mesuré sur le rapport qualité-prix, qui peut varier d’un établissement à l’autre que ce soit en France ou en Hongrie.

En règle générale, les cliniques dentaires internationales à l’étranger ont une approche souvent bien distincte des centres dentaires low-cost en France, qui axent uniquement leur approche sur le prix, au détriment parfois de la qualité. Les cliniques dentaires à l’étranger n’ont elles souvent pas à choisir entre les deux car les coûts de la vie dans le pays sont beaucoup plus bas, notamment le coût des salaires, qui sont répercutés directement sur le prix final.

Patients français en Hongrie?

Qu’en disent les principaux concernés, à savoir les patients qui ont suivi des soins dentaires en Hongrie?

En 2015, Eurodentaire a mené une étude d’envergure nationale auprès des anciens patients ayant suivi et terminé un traitement dentaire complet en Hongrie. Les résultats sont sans appel : la qualité au plan médical atteint des records (96% positif) et la satisfaction est au rendez-vous, même plusieurs années après la fin des soins (voir les résultats).

Une vérité simple pour conclure : la difficulté d’accès aux soins est le réel problème que rencontrent les patients. Se soigner à l’étranger est une alternative pour beaucoup, afin de simplement pouvoir se soigner convenablement.