Matériaux utilisées lors d’un Sinus Lift

Le Sinus Lift est une opération chirurgicale nécessaire lorsque la perte de volume d’os est trop importante pour accueillir des implants dentaires.

Afin d’épaissir un os trop fragile de la mâchoire supérieure, des matériaux de comblements osseux aux propriétés spécifiques sont utilisés.

Les biomatériaux : outils indispensables au Sinus Lift

Un biomatériau est conçu pour interagir avec un système biologique. C’est la cas du tissu osseux dans le cas du comblement maxillaire. Il existe plusieurs catégories, pouvant être utilisées seules ou combinées:

– L’os autogène : le patient reçoit une greffe d’os, sous forme de copeaux, provenant de son propre corps. Bien que ceci implique un deuxième site opératoire (mâchoire, hanche ou jambe), ce prélèvement permet une compatibilité excellente sans réaction immunitaire.
– L’os allogène : le greffon provient d’un autre individu humain. Le prélèvement est séché, gelé ou déminéralisé.
– Les xénogreffes : un morceau d’os d’origine animale est utilisé. Le plus souvent utilisé lors du Sinus Lift est le Bio-Oss, ce substitut d’origine bovine est facilement disponible et similaire à l’os humain.
– Les produits synthétiques : ils contiennent une partie des minéraux que contient l’os. Les alternatives sont nombreuses.
– Les matériaux alloplastes : une matrice de collagène est infusée d’hormones de croissances ou de cellules sanguines, augmentant le potentiel ostéogénique (capacité à créer de l’os) du matériel de comblement.

Ces substituts permettent le maintien de la membrane (élevée par le dentiste) et une bonne reconstruction osseuse.

Les propriétés importantes des biomatériaux

Normalement, l’os est soumis à un processus de renouvellement continuel, grâce à des cellules qui synthétisent la base minérale de l’os, et d’autres qui éliminent le vieux tissu osseux.

Mais cette régénération ne peut pas se faire seule lorsqu’il n’y a plus assez de tissu osseux (suite à une résorption, perte de dent, inflammation…etc). On comble alors le sinus maxillaire de biomatériaux pour accompagner l’épaississement de l’os et en faire un socle solide pour l’ancrage optimal de l’implant dentaire.

Le mécanisme biologique de cette greffe, repose sur 3 propriétés :

1. L’ostéoconduction : Les cellules en périphérie de l’os natif utilisent  le matériau comme un cadre sur lequel elles peuvent se rependre et générer de l’os nouveau.
2. L’ostéoinduction : Des cellules progénitrices sont stimulées et se différencient pour former l’os.
3. L’osteogenèse : Les cellules provenant de la greffe aident directement à la croissance osseuse.
Le type de comblement est choisi au cas par cas, en fonction des propriétés recherchées.

Comment les biomatériaux sont-ils utilisés ?

Un greffon (morceaux d’os) est prélevé et si besoin, mélangé avec des facteurs stimulants.

Si des biomatériaux d’origine animale sont utilisés, ils sont stérilisés à haute température pour éliminer les risques de transmission de maladies et respectant les normes internationales ISO 9001 et EN 46001.

Suite à l’ouverture du sinus et l’élévation de la membrane de Schneider, le matériau de greffe est inséré sur le plancher maxillaire. Ensuite, une membrane synthétique de collagène est placée pour protéger la membrane native pendant la greffe pour éviter que le comblement ne se disperse. Un espace clos est ainsi formé, propice à la libération de protéines de développement.

Le chirurgien peut choisir de poser l’implant dentaire plus tard, après cicatrisation complète de la greffe, ou lors de la même opération suivant le protocole suivi. Tous les matériaux introduits seront résorbés et remplacé par de l’os natif au bout de 3 à 6 mois. C’est la période dite d’ostéo-intégration.