Acteurs du tourisme dentaire : les dentistes

Tourisme dentaire

Parmi les acteurs du tourisme dentaire, les dentistes ou les petits cabinets se positionnent en priorité sur le prix

En parallèle aux cliniques dentaires qui constituent les principaux acteurs de soins en Hongrie, on dénombre de très nombreux dentistes ou petits cabinets dentaires qui souhaitent eux-aussi prodiguer des soins aux patients d’origine étrangère, financièrement plus intéressants.

Dentistes et petits cabinets : haro sur les prix

Dans la majorité des cas, les dentistes exercent seuls ou dans de petits cabinets comprenant 1 ou 2 sièges.

Le principal avantage à cette situation est le prix : les charges structurelles des petits cabinets sont en effet généralement plus faibles et donc potentiellement répercutées sur le prix final.

Que ce soit en termes de choix d’approvisionnement ou de procédures, les sources d’économies sont nombreuses, dans la mesure où une pratique limitée à des soins courants auprès d’une population locale n’implique pas les mêmes investissements que des soins spécialisés auprès d’une patientèle internationale ! Les coûts d’acquisition de matériels couteux ne permettent souvent pas de rentabiliser l’investissement et rendent ainsi l’accès technique à une expertise donnée (ou aux moyens nécessaires pour la pratiquer efficacement) plus difficile.

Si en comprimant au maximum leurs charges, la plupart des dentistes exerçant seuls ou en petit cabinet sont à même de pratiquer des tarifs défiant toute concurrence, il convient de rester vigilant sur la nature des soins couramment réalisés et sur le domaine d’expertise spécifique (qui doit être en adéquation avec le type de soins recherchés).

Les limites

Rappelons que la majorité des soins effectués en Hongrie par des patients d’origine internationale concerne des soins importants, parfois lourds de type chirurgie implantaire et que de tels traitements nécessitent des compétences spécifiques et du matériel adéquats pour une pratique moderne et optimale de l’art dentaire concerné.

Les petites structures composées de dentistes généralistes proposant une large gamme de traitements (de la simple consultation à l’implantologie) ne sont donc pas toujours expertes en ces domaines particuliers, ou elles bénéficieront peut-être de moins d’expériences spécifiques.

Un dentiste généraliste peut certes collaborer, dans son cabinet ou à l’extérieur, avec un spécialiste (stomatologue, parodontologue…), mais il est également habilité à tout réaliser lui-même (comme poser directement les implants), ce qui constituera un intérêt financier supplémentaire pour lui, et sera attractif donc financièrement aussi pour son patient, mais peut-être réalisé au détriment de la qualité, ou du moins sur la base d’une pratique moins régulière.

Au contraire, si le traitement est « scindé » et réalisé par des entités distinctes et indépendantes, l’organisation des soins peut s’avérer délicate compte tenu des délais impartis, tout comme la responsabilité peut ensuite être difficile à engager.

Ce qui peut être « acceptable » pour une patientèle de proximité devient problématique à l’étranger et oblige à prendre toutes sortes de mesures compensatoires ou complémentaires : accueillir des patients d’origine étrangère ne s’improvise pas et demande de disposer des ressources nécessaires, tant au niveau technique que communicationnel ou organisationnel, et requiert une gestion rigoureuse et continue des dossiers, ce qui fait trop souvent défaut aux petits cabinets qui ne disposeront pas toujours des moyens ou du temps suffisants. C’est la raison pour laquelle ce type de structures s’adjoint souvent les services d’agences intermédiaires.