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Le « tourisme dentaire » en chiffres [ Veille Eurodentaire, sources internes et externes – 2008 à 2012 ]

En 2011, la Hongrie est la première destination dentaire en Europe avec 40% de parts de marché. C’est la seconde destination au monde (ex-aequo avec l’Inde avec 16% de parts de marché), derrière le Mexique (23% du flux mondial total, patients en provenance majoritairement des USA).

Selon Eurodentaire, le flux de patients français est de quelques milliers chaque année, loin derrière les Autrichiens, les Allemands et les Britanniques (10 à 20 fois plus nombreux pour ces derniers).

Le montant moyen constaté d’un traitement en Hongrie est d’environ 4000 euros et se déroule en moyenne en deux séjours.

Les prix sont en moyenne 40% à 50% inférieurs à la France. L’avantage financier, principal moteur il y a quelques années, laisse peu à peu la place à une demande de qualité (spécialisation et  expertise) et de gain de temps (délais d’attente réduit, soins concentrés).

En France, le nombre de dentistes s’élève à 40 968. C’est 1 pour 1 556 français.

Côté Hongrie, c’est quelque 5 500 praticiens qui s’activent autour des fauteuils, soit 1 praticien pour 2 020 personnes (source : Manual of dental practice — 2008).

 

ARCHIVES : Le dentaire transfrontalier se rembourse

[ Revue de presse Eurodentaire, veille (sources internes) – 2010 à 2012 ]

Selon le magazine Le Particulier (juillet-août 2012), l’assurance maladie en 2011 a recensé  24 500 dossiers dentaires hors de France, dont  88% concerne l’Europe. Première destination, la Hongrie.

Le CNSE, Centre national des soins à l’étranger (ville française de Vannes), a été créé en 2006. Cet organisme reçoit quelque 25 000 demandes annuelles de remboursement (chiffres 2007). Origine des demandes : les citoyens français qui se soignent hors des frontières. Vocation : centraliser ces demandes et vérifier qu’elles se conforment au droit français, pour prétendre au même remboursement que dans l’Hexagone. D’après les données 2009, le CNSE est en relation de travail avec 9 caisses d’assurance-maladie sur 10. Les cas qu’il traite : soins d’urgence et soins qui découlent d’un projet personnel. Côté dentisterie, c’est ce qu’on appelle les soins programmés. La Hongrie, pays-clé des soins dentaires transfrontaliers, génère la principale partie des demandes de remboursements.

40 % : c’est, côté soins dentaires hongrois, l’augmentation de demandes sur la période 2008-2009 (source AFP). Même si un gros millier (seulement) de dossiers passe entre les mains du médecin superviseur du CNSE et de sa trentaine d’agents en 2009, les demandes explosent. Pour d’autres sources, sur cette même année, les requêtes de remboursement dentaire s’élèvent à plusieurs milliers. Dossier moyen : 1 000 € par assuré social soit, à l’arrivée, 7,5 millions d’euros de demandes.

Remboursement prévisible : 20 % du montant sur facture, en moyenne.

Si l’on remonte dans le temps, en 2008 (le 2 juillet) la Commission européenne donne son feu vert : les citoyens européens ont le droit de programmer des soins dans un pays membre. Et d’exiger le même remboursement que dans leur pays d’origine. Cette directive marque un tournant. (Source 1source 2)

La Directive 2011/24/UE du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2011 relative à l’application des droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers vient graver dans le marbre les droits des patients.

En France, c’est l’article R332.3 du code de la sécurité sociale régit les remboursements à l’étranger.

Le délai de remboursement est en moyenne de 6 semaines et déclenche automatiquement le remboursement de la Mutuelle (si le contrat le prévoit ce qui est généralement le cas).